Guide des voyages chic et culturels dans les vignes

Les Vins du Liban à Paris

Les Vins du Liban à Paris

Des vins qui gagnent à être connus.

 

Le 14 mai dernier, il y avait du beau monde au très luxueux palace parisien, le George V.  Non pas pour admirer Robert Redford, en route pour Cannes, mais pour célébrer les domaines viticoles les plus emblématiques du Liban ! Ils étaient tous là, sponsorisés par le Ministère de l’Agriculture libanais et l’Office International de la Vigne.

Des Phéniciens à Bacchus : un pays bercé par la vigne

En provenance de la région de Batroun, de celle de la Bekaa, du Mont Liban et du Sud, les 29 propriétaires des vignobles les plus réputés étaient fiers de nous faire déguster leurs vins.

Il est important de rappeler que c’est sur cette terre que les premiers raisins furent plantés par les Phéniciens et c’est dans ce coin du Monde, dans la cité antique de Baalbek (lien cliquable) que les Romains battirent leur temple de Bacchus. Le Moyen-Âge, la Renaissance sont des périodes propices au développement de la vigne au Liban pour satisfaire les palais des cours occidentales. Enfin, la forte présence des Français au début du XX°, contribua à relancer la production et à exploiter la richesse de styles des vins libanais. Les Libanais se sont chargés du reste pour dynamiser, qualifier et officialiser leurs exploitations. Ce n’est pas 15 ans de guerre qui les en ont empêchés et nous étions nombreux à en apprécier le résultat ce 14 mai !

Des cépages qui racontent l’histoire du Liban

Cabernet-sauvignon, cinsault, syrah, mais aussi grenache, mourvèdre, petit verdot et merlot complètent la diversité de la gamme des rouges à dominance française qui constituent 75% de la production totale. Viennent s’ajouter l’aramon, le carignan ou l’alicante. En blanc, les cépages autochtones merwahi et l’obeidy sont encore chouchoutés et enviés par les nouveaux arrivants tels que le chardonnay, le sauvignon, viognier, sémillon, muscat, … Un si petit pays pour une telle diversité de cépages !

Quand les vins libanais s’exportent

On ne va pas citer les 29 producteurs qui nous ont pourtant tous si bien accueillis avec des vins toujours puissants et pour certains très surprenants !

On croit aux miracles en dégustant les vins bio en monocépage des moines Maronites du domaine de Adyar.

Certes, on n’a pas pu déguster les fameux millésimes 1933 stockés dans la superbe cave domaine du Château Musar mais le Musar Jeune 2010,savant mélange de Cinsault, Cabernet Sauvignon et Syrah, nous a séduit par sa finesse et complexité.

On a bien aimé les vins vieillis en fûts de chêne des Coteaux de Botrys, comme la Cuvée de l’Ange.  On a retrouvé avec plaisir un goût d’Alsace dans les Gewurztraminer Rêve Blanc du Château KhouryBien sûr, Château Ksara occupait une place aussi grande que sa renommée pour nous présenter son vin « qui laisse dans la bouche une empreinte aussi longue que son histoire »…   un des rares avec Batroun Mountains Winery et Aurora à nous proposer du 100% Chardonnay.

Il est bon de laisser le vin libanais rayonner à l’export !

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